Après presque deux années à lutter contre la pandémie de la COVID-19, la principale préoccupation des Canadiens est récemment redevenue l’environnement [1]. Alors qu’un Canadien sur cinq considérait l’enjeu environnemental comme principale préoccupation avant la pandémie, ce sont aujourd’hui 17,1 % des Canadiens qui partagent cet avis.

Il est impossible de passer outre la lutte aux changements climatiques lorsqu’il est question de protection de l’environnement. Au Canada, ce sont les secteurs de l’exploitation pétrolière et gazière et des transports qui sont les plus importants émetteurs de GES. En 2019, selon les informations fournies par le gouvernement du Canada [2], ces deux secteurs économiques ont contribué à hauteur de 52 % des émissions totales.

Première émettrice au pays, l’industrie pétrolière et gazière se retrouve littéralement face à son plus grand défi historique : devoir se transformer et faire partie de la solution, seul moyen de survivre dans le contexte sociopolitique actuel.

Plus largement, le Canada doit trouver le juste équilibre entre ses intérêts économiques et ses responsabilités internationales en matière de lutte contre les changements climatiques. Il ne s’agit pas d’une mince tâche, puisque l’industrie pétrolière et gazière n’en est pas une comme les autres au pays de l’unifolié.

Quelques chiffres

Réserves et production

Le Canada possède la troisième plus importante réserve prouvée de pétrole dans le monde ; 97 % de cette réserve se trouve en Alberta sous forme de sables pétrolifères. Le Canada est également le quatrième producteur et le troisième exportateur de pétrole à l’échelle internationale.

Le Canada en est le quatrième plus important producteur de gaz naturel ainsi que le sixième plus important exportateur dans le monde. Selon Ressources naturelles Canada, « les ressources canadiennes commercialisables de gaz naturel peuvent maintenir les niveaux de production actuels pendant 300 ans. » [3] Ce n’est donc pas demain la veille que l’on manquera de gaz naturel !

Contributions à l’économie canadienne

En 2020, l’industrie pétrolière et gazière canadienne contribuait à hauteur de 105 milliards $ [4] à l’économie canadienne, représentant 10 % du PIB national. Ce sont 500 000 emplois qui dépendent de l’industrie partout au pays.

De plus, le pétrole brut est de loin le premier produit d’exportation canadien. En 2020, les exportations de combustibles minéraux comprenant le pétrole s’élevaient à 87 milliards $ [5], représentant 17,7 % des exportations canadiennes totales. Cette même année, ce sont les exportations de voitures qui arrivaient en deuxième place à 58,6 milliards $ pour 11,9 % des exportations totales.

Sur le plan des exportations pétrolières, et dans une perspective canadienne, 2020 fut une année relativement modeste, voire décevante. En guise de comparaison, en 2012 [6], les exportations de pétrole brut représentaient à elles seules 94,8 milliards $. La diminution observée en 2020 s’explique notamment par une baisse de la demande énergétique mondiale observée à partir du mois de mars et causée par la pandémie de la COVID-19. En revanche, cette baisse aura somme toute été de courte durée puisque la demande internationale pour le pétrole devrait revenir aux niveaux qui prévalaient avant la pandémie, d’ici le début de l’année 2022 [7]. Ces contributions à l’économie canadienne n’empêchent pas l’industrie de faire face à d’importants enjeux qui menacent actuellement son développement et, à terme, sa vitalité.

Grands enjeux

Enjeux pétroliers

Quatre-vingt-dix-huit pour cent (98 %) des exportations pétrolières canadiennes sont destinées aux États-Unis, faisant du Land of the Free le seul véritable marché d’exportation du pétrole canadien. Dans ces circonstances, les acheteurs états-uniens exercent un rapport de forces commercial favorable. A contrario, ce rapport de forces joue en défaveur des producteurs canadiens qui se voient obligés, faute d’avoir d’autres marchés d’exportation potentiels, de vendre au rabais leur ressource. Ce rabais a un nom : le Canadian Oil Discount.

Le manque d’accès aux marchés internationaux est l’un des deux plus importants enjeux – l’autre étant l’enjeu environnemental – auquel s’est confrontée l’industrie canadienne ces dernières décennies. Enclavés en Alberta et en Saskatchewan, deuxième province productrice de pétrole au pays, sans accès aux côtes, les producteurs canadiens ne sont pas en mesure d’exporter leur produit sur les marchés internationaux, faute de capacités de transport suffisantes.

C’est pour remédier à ce problème qu’ont été promus depuis les années 2010 plusieurs projets d’oléoducs, notamment les projets Northern Gateway, Keystone XL, Énergie Est [8] et Trans Mountain. Or, trois de ces quatre projets ont échoué à voir le jour, Trans Mountain demeurant le seul projet d’oléoduc encore actif.

Changements climatiques

L’autre grand enjeu auquel fait face l’industrie canadienne des hydrocarbures est celui de la lutte contre les changements climatiques.

Réputé plus polluant que le pétrole conventionnel, le pétrole issu des sables pétrolifères a substantiellement diminué son empreinte carbone ces dernières décennies, ses émissions de gaz à effet de serre (GES) par baril ayant diminué de plus de 36 % depuis l’an 2000. N’empêche, sa réputation de pétrole « sale » lui colle à la peau et revient périodiquement le hanter dans l’espace public.

L’industrie entend cependant confondre les sceptiques. Ces dernières années, plusieurs initiatives ont vu le jour dans le but de réduire les émissions de GES de l’industrie pétrolière, notamment l’Alliance d’innovation pour les sables bitumineux du Canada (COSIA [9]). Depuis 2012, ce regroupement permet le partage d’innovations technologiques permettant d’améliorer la performance environnementale des producteurs pétroliers en exploitation au sein des sables pétrolifères. Cette collaboration entre concurrents peut paraître inusitée, voire étonnante, elle permet néanmoins à toute une industrie de s’améliorer. C’est dire que les producteurs comprennent qu’ils doivent collaborer afin que tous améliorent leur performance environnementale plutôt que de se concurrencer sur cet aspect. Plus récemment, Pembina et TC Énergie ont annoncé [10] qu’elles visent à développer conjointement, à l’échelle de la province de l’Alberta, un système de transport et de séquestration du carbone qui, une fois en place, sera capable de transporter plus de 20 millions de tonnes de CO2 par an. Cet ambitieux projet porte un nom : Le réseau de carbone de l’Alberta (« Alberta Carbon Grid » en anglais). Pembina et TC Énergie souhaitent ainsi utiliser leurs infrastructures pipelinières afin de réduire leurs propres émissions de GES, mais également celles de toute l’industrie pétrolière et gazière canadienne.

Enjeux gaziers

Les enjeux liés au gaz naturel ressemblent, étrangement, de plus en plus à ceux que l’industrie pétrolière a connus au cours de la dernière décennie. Dans le but d’exporter le gaz naturel canadien vers d’autres marchés que les États-Unis, les projets d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) se sont multipliés au Canada sur la côte ouest de la Colombie-Britannique, mais également au Québec où le défunt projet Énergie Saguenay [11] était jusqu’à tout récemment promu par l’entreprise GNL Québec.

Cependant, les projets de GNL sont, de manière générale, plus complexes que les projets pétroliers. D’abord, ils sont moins polluants. Ensuite, ils permettent concrètement de réduire les GES à l’échelle internationale en remplaçant des sources d’énergies plus polluantes comme le charbon. En revanche, ils font augmenter l’empreinte carbone des régions d’où est exporté le GNL. Il y a donc une dualité localité versus globalité intrinsèque à ces projets. Finalement, sur le plan de l’acceptabilité sociale et politique, certains des projets promus en Colombie-Britannique le sont directement par de Premières Nations [12] occupant les territoires impactés.

Ainsi, en raison de ces considérations, il est difficile de prédire si les projets de GNL sur la côte ouest de la Colombie-Britannique subiront le même sort que les projets énergétiques susmentionnés ou s’ils seront approuvés. Ils demeurent dans tous les cas tributaires des mêmes enjeux d’accès aux marchés internationaux et de lutte aux changements climatiques.

Portrait énergétique mondial

Or, dans quel contexte énergétique mondial l’industrie pétrolière et gazière canadienne s’insère-t-elle ?

Alors que l’avenir des ressources pétrolières canadiennes a toujours été équivoque en raison de ses coûts d’extraction plus élevés que ceux des ressources conventionnelles, les plus récentes projections [13] développées par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) montrent que les choses pourraient rapidement se corser pour les producteurs pétroliers canadiens. D’abord, l’AIE prévoit que le prix du pétrole pourrait demeurer tout juste au-dessus des 65 $ US, un prix relativement bas. Ensuite, en marge de la COP26, plusieurs pays ont pris des engagements additionnels sur le plan climatique. C’est notamment le cas des pays membres de l’Union européenne qui se sont fixé des objectifs Net Zéro. Ainsi, si les conditions susmentionnées en venaient à se matérialiser, la demande pour le pétrole canadien pourrait être la première à se contracter à l’échelle internationale, une tendance qui pourrait être observable dès 2030 (voir scénario APS, dans la figure ci-bas).

Figure 1 – Changements de l’approvisionnement en pétrole chez les pays sélectionnés 2020-2030
(Source : Agence internationale de l’énergie, World Energy Outlook 2021)

Cela ne veut pas dire qu’il s’agit de l’arrêt de mort de l’industrie pétrolière canadienne. Pour le Canadian Energy Centre [14], cette analyse montre plutôt que le Canada a mis en œuvre des politiques publiques qui pénalisent l’industrie pétrolière canadienne plus que toute autre dans le monde. Pour l’organisation financée par le gouvernement de l’Alberta, alors que le Canada n’est même pas responsable de 2 % des émissions mondiales de GES, les Canadiens ont la possibilité de fournir le pétrole le plus responsable au monde en considération des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Il y aurait donc une possibilité pour du pétrole canadien concurrentiel à l’échelle internationale. Encore faut-il que la situation fasse l’objet d’une attention particulière de la part du gouvernement fédéral, principal acteur capable de surmonter les enjeux susmentionnés.

Gaz naturel et bioénergies

Les exportations de GNL en provenance de l’Amérique du Nord vers des marchés chinois, ou plus largement l’Asie, devraient quant à elles être en hausse constante jusqu’en 2050. Même, la proportion de gaz naturel provenant de l’Amérique du Nord importé en Asie pourrait être encore plus grande si la demande nord-américaine en gaz naturel diminuait, les ressources non consommées localement pouvant ainsi être exportées. Le Canada pourrait donc tirer profit de ses ressources gazières en facilitant l’exportation de celles-ci vers les marchés asiatiques.

Dans un scénario idéal, l’utilisation du gaz naturel à des fins de production d’électricité, qui représente aujourd’hui environ le quart de la production totale d’électricité, diminuerait radicalement pour ne représenter que 1 % de la production électrique mondiale en 2050. Cette même année, plus de 50 % de la production globale de gaz naturel servirait plutôt à produire de l’hydrogène bleu ou turquoise, dépendamment du mode de production.

Outre l’hydrogène, le rapport de l’AIE prévoit une augmentation des approvisionnements en bioénergies au sens large, notamment des biocarburants et du biogaz, confirmant ainsi ce qui était déjà envisagé dans ses statistiques énergétiques clés pour l’année 2021 [15] dévoilées en septembre dernier.

Figure 2 – Approvisionnement énergétique mondial total (en pétajoules) jusqu’en 2040
(Source : Agence internationale de l’énergie, Key Energy Statistics 2021)

Comme nous le montre la figure ci-haut, les bioénergies joueront un rôle crucial dans la transition énergétique en cours. D’autres experts internationaux en énergie partagent cette analyse.

Molécules

Le 11 juin 2019, Christoph Frei, alors Secrétaire général du Conseil mondial de l’énergie, était à Montréal [16] afin de présenter une conférence sur l’avenir de l’énergie dans le monde. Il disait ceci : « L’électricité ne comble actuellement que 20 % de la demande finale d’énergie. Quatre-vingts pour cent (80 %) de cette demande est comblée par des « molécules ». Or, même si nous doublions la production d’énergie électrique renouvelable au cours des 20 prochaines années, et considérant que la demande continuera de croître, cela ne comblerait que 30 % de la demande finale d’énergie. Nous aurons donc toujours besoin de combler 70 % de la demande finale d’énergie avec des molécules. »

Ainsi, bien que l’électricité renouvelable fasse partie de l’éventail de solutions nécessaires pour effectuer la transition énergétique, elle ne saurait toutefois être l’unique solution – d’où l’importance des bioénergies comme énergies complémentaires et de substitution aux énergies fossiles, car l’énergie à base de molécules est non seulement là pour rester, elle demeurera dominante dans les décennies à venir.

Il est donc crucial de comprendre la chaîne de valeurs des hydrocarbures traditionnels ainsi que les applications pour lesquelles ils sont utilisés au quotidien, sans quoi le verdissement de l’énergie à base de molécules sera difficile, car inintelligible.

Conclusion

En somme, compte tenu de nos objectifs de réduction de GES, non seulement devrions nous faire tout en notre pouvoir pour produire le maximum d’électricité renouvelable, il est également impératif d’améliorer la performance environnementale des chaînes de valeurs énergétiques à base de molécules, notamment celle des hydrocarbures traditionnels.

Pour l’économie canadienne, le développement d’une expertise de pointe en énergies renouvelables revêt une importance d’autant plus grande qu’il devra compenser pour les possibles pertes d’emploi dans le secteur pétrolier, sans compter les pertes de revenus des différents paliers de gouvernements provinciaux et fédéral. Le génie-conseil canadien doit contribuer à ce développement, et viser à exporter son savoir-faire.

C’est donc un éventail de solutions – capture et séquestration du carbone (CCS), électricité renouvelable, bioénergies – que les ingénieurs canadiens devront implanter dans l’industrie au cours des prochaines décennies. Ce sont de nombreux chantiers qui se dessinent et qui nécessiteront une approche professionnelle collaborative et renouvelée.


Références

[1] AGENCE QMI. L’environnement redevient la priorité des Canadiens, dépassant la COVID-19, [En ligne]. [https://www.journaldemontreal.com/2021/10/06/lenvironnement-redevient-la-priorite-des-canadiens-depassant-la-covid-19] (Consulté le 12 octobre 2021)

[2] GOUVERNEMENT DU CANADA. Émissions de gaz à effet de serre, [En ligne]. [https://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/indicateurs-environnementaux/emissions-gaz-effet-serre.html] (Consulté le 12 octobre 2021)

[3] GOUVERNEMENT DU CANADA. Faits sur le gaz naturel, [En ligne]. [https://www.rncan.gc.ca/science-et-donnees/donnees-et-analyse/donnees-et-analyse-energetiques/faits-saillants-lenergie/faits-gaz-naturel/20078?_ga=2.168201569.1162835736.1633535414-1998112354.1633535414] (Consulté le 12 octobre 2021)

[4] RESSOURCES NATURELLES CANADA. 10 faits essentiels sur le secteur de l’énergie au Canada, [En ligne]. [https://www.rncan.gc.ca/sites/www.nrcan.gc.ca/files/emmc/pdf/10%20Key%20Facts%20on%20Canada’s%20Energy%20Sector_f-2020.pdf] (Consulté le 12 octobre 2021)

[5] WORKMAN, Daniel. Canada’s Top 10 Exports, [En ligne]. [https://www.worldstopexports.com/canadas-top-exports/] (Consulté le 12 octobre 2021)

[6] WIKIPÉDIA. List of exports of Canada, [En ligne]. [https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_exports_of_Canada] (Consulté le 12 octobre 2021)

[7] SAMANTA, Koustav, Roslan Khasawneh et Florence Tan. APPEC-Global oil demand seen reaching pre-pandemic levels by early 2022, [En ligne]. [https://www.reuters.com/business/energy/appec-global-oil-demand-seen-reaching-pre-pandemic-levels-by-early-2022-2021-09-27/] (Consulté le 12 octobre 2021)

[8] THIBAULT, Jean-François. Étude du projet Énergie Est de l’entreprise TransCanada à l’aide de l’analyse stratégique de Crozier et Friedberg, [En ligne]. [https://biblos.hec.ca/biblio/memoires/m2019a613646.pdf] (Consulté le 12 octobre 2021)

[9] Canada’s Oil Sands Innovation Alliance (COSIA). Page d’accueil, [En ligne]. [https://www.cosia.ca/] (Consulté le 12 octobre 2021)

[10] TC ENERGY. Pembina and TC Energy Partner to Create World-Scale Carbon Transportation and Sequestration Solution: The Alberta Carbon Grid, [En ligne]. [https://www.tcenergy.com/announcements/2021-06-17-pembina-and-tc-energy-partner-to-create-world-scale-carbon-transportation-and-sequestration-solution–the-alberta-carbon-grid] (Consulté le 12 octobre 2021)

[11] LARIN, Vincent. Québec rejette officiellement le projet de GNL Québec, [En ligne]. [https://www.journaldequebec.com/2021/07/21/quebec-rejetterait-gnl-quebec-1] (Consulté le 12 octobre 2021)

[12] RADIO-CANADA. La Première Nation Nisga’a propose un mégaprojet de GNL dans le nord de la C.-B., [En Ligne]. [https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1810065/projet-gnl-pipeline-gaz-naturel-nisgaa-prince-rupert] (Consulté le 12 octobre 2021)

[13] INTERNATIONAL ENERGY AGENCY (IEA). World Energy Outlook 2021, [En ligne]. [https://iea.blob.core.windows.net/assets/88dec0c7-3a11-4d3b-99dc-8323ebfb388b/WorldEnergyOutlook2021.pdf] (Consulté le 18 octobre 2021)

[14] CANADIAN ENERGY CENTRE, A Matter of Fact: Report misrepresents long-term demand for Canadian oil, [En ligne]. [https://www.canadianenergycentre.ca/a-matter-of-fact-report-misrepresents-long-term-demand-for-canadian-oil/] (Consulté le 19 octobre 2021)

[15] INTERNATIONAL ENERGY AGENCY (IEA). Key World Energy Statistics 2021, [En ligne]. [https://iea.blob.core.windows.net/assets/52f66a88-0b63-4ad2-94a5-29d36e864b82/KeyWorldEnergyStatistics2021.pdf] (Consulté le 18 octobre 2021)

[16] THIBAULT, Jean-François. Christoph Frei du Conseil mondial de l’énergie : une double transition énergétique, [En ligne]. [https://blogue.genium360.ca/article/innovation/innovations-energetiques-une-double-transition/] (Consulté le 12 octobre 2021)


Jean-François Thibault détient une Maîtrise en gestion, spécialisation management, de HEC Montréal ainsi qu’un baccalauréat en génie électrique de l’École de technologie supérieure (ÉTS). Ingénieur et auteur, il soutient et conseille le Directeur, Énergie chez Norda Stelo dans la planification, l’organisation, la direction et le contrôle des activités de développement des affaires pour le marché canadien de l’énergie.

Jean-François tient une chronique radio mensuelle et publie régulièrement des articles sur son blogue La parole énergétique. Par le passé, il a également siégé au conseil d’administration de Ressources et Énergie Squatex.